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[Rétrospective] Resident Evil 2 sur PSone

Bat | Publié mer 20 Sep 2017 - 14:49

Reprenons la chronologie anarchique de ma découverte des jeux Resident Evil ! J’ai réellement joué au second épisode sur le tard, une ou deux années après la sortie de Resident Evil 3 ! A l’époque, mes parents achetaient mes jeux et il était hors de question qu’ils m’achètent un jeu d’horreur. Heureusement, j’avais eu la bonne idée de faire « pucer » ma console #lesvraissavent et j’ai eu donc accès au troisième volet de la saga. Avant de nous attarder dessus, penchons-nous sur Resident Evil 2 !

En 1998, débarque Resident Evil 2 sur deux galettes et d’emblée le jeu annonce la couleur : on change de décors, on change de personnages, le duo Claire Redfield et Leon S. Kennedy, et surtout on nous promet une histoire plus longue avec une rejouabilité accrue.

Avant d’en arriver là, le développement de ce second opus fut chaotique. La conception fut confiée à Hideki Kamiya et commença peu de temps après la sortie du premier épisode. Le jeu, appelé par la suite Resident Evil 1.5, laissait libre champs à Leon Kennedy et une motarde, Elza Walker. Le jeu était ambitieux par les features annoncées : équipements et tenues des personnages variés et changeant dynamiquement à l’écran, des musiques s’adaptant aux événements. Cependant, ici, les deux scénarios proposés n’étaient pas imbriqués et surtout, ils devaient clore l’histoire des Resident Evil.

Pour Shinji Mikami, devenu producteur sur cet épisode, l’ensemble ne fonctionnait pas et n’était pas cohérent. Le jeu était presque terminé mais les équipes recommencèrent le boulot du début, il fallait pouvoir rendre le tout intéressant et surtout ne pas fermer la porte à des suites éventuelles. Ils gardèrent l’idée des deux scénarios et remplacèrent Elza par Claire, sœur de Chris, le personnage masculin du premier épisode.



Resident Evil 2 : C’est toujours plus facile si on prend la fille ?
Contrairement à l’épisode précédent, les deux personnages principaux ne sont pas là pour symboliser le niveau de difficulté du jeu. Claire et Leon vivent deux aventures complètement différentes, se croisent, s’aident sans le savoir et le choix d’un aura une répercussion sur la survie de l’autre (alors, elle est pour qui la mitrailleuse ?). En plus de proposer deux histoires différentes, l’histoire du jeu varie aussi en fonction du choix du premier protagoniste, il existe donc 4 scénarios possibles, c’et le « Zapping System ». Dans le boitier, il y a deux CD, chacun correspondant à un personnage. Le premier CD inséré, peu importe lequel sera le scénario A, une fois l’aventure terminé il est proposé au joueur d’insérer le deuxième CD et de vivre le scénario B aux travers des yeux du second personnage. Il y a donc : Léon A + Claire B et Claire A + Léon B

Les développeurs se seraient inspiré de Retour Vers le Futur II (et en plus, il y a une Delorean dans les rues de Raccoon City, si, si !)


Et oui ! Ici, au revoir le manoir ! Et bienvenue dansles rues sombres et sanguinolente de Raccoon City, ses égouts puants, et son commissariat emblématique. Ces changements de décors introduisent un changement radical d’ambiance général pour Resident Evil 2. Ici, nous ne sommes plus des membres surentrainés de la police, non, nous sommes un bleu, Leon Kennedy, un flic inaugurant son premier jour de travail et une femme, Claire Redfield, juste venue ici afin d’enquêter sur la disparition de son frère. Cette différence est significative, l’horreur se répand hors du manoir et surtout, un nouveau Tyran devient notre némesis (t’as compris le clin d’œil ?), loin d’être un simple boss de fin de jeu, il est surtout là pour nous rappeler la menace omniprésente présente dans toute la ville, quoique les zombies infestant les rues et les recoins sombres sont largement suffisant pour mettre la pression au plus débrouillard des joueurs.


Les mécaniques du jeu se renouvellent peu, on avance, on vise, on tire, on cherche des munitions, on économise des munitions et surtout, encore une fois, on tente de résoudre des énigmes.

Avec ce second épisode, Kamiya montre qu’il a compris ce qu’attendait les joueurs. Les ventes des différentes versions (Ps1, N64, Gamecube, Dreamcast et les versions dématérielles ) le montre bien : près de 7 millions ! L’engouement d’un futur remake HD est plus que compréhensible. Pour ma part, il s’agit d’un de mes Resident Evil préféré tant par sa générosité pour les joueurs que par ce qu’il à réussi à faire : lancer réellement la saga !

Cet article est tiré de mon blog personnel : Rétrospective : RESIDENT EVIL 2

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